vākprabaddho hi saṃsāro
«C'est la parole qui assure la cohésion
dans la roue des renaissances»
Mahābhārata, Śānti 215, 12
Nos rapports avec autrui sont essentiellement faits de «parole» (vāc); c'est dans la parole que s'expriment la «bienveillance» (maitrī) à l'égard d'Autrui et «l'absence du désir de faire violence» (ahiṃsā) tant à autrui qu'à soi-même.
L'être pour Soi et l'être pour Autrui se déploient, l'un et l'autre et simultanément, sur trois registres: le Corps et sa gestuelle, la Parole et les émotions qu'elle exprime, la Pensée qui transcende le monde sensible.
Ainsi se combinent ensemble les différentes facettes de notre enquête philosophique sur Autrui dans le monde des vivants, à savoir — les relations avec autrui, la naissance et la mort, le corps en action dans son milieu de vie et le lien naturel entre toutes les créatures sur un même sol.